Odyssées haïtiennes

Embarquez pour un voyage avec une famille , les Granville, pour mieux comprendre la mobilité de la diaspora haïtienne au XIXe siècle.

Portrait of a man in a coat. His right hand is inside his lapel. He's the subject of this page on mapping the Haitian Diaspora in the 19th century
Jonathas Granville tel que représenté dans la biographie publiée par son fils en 1873.

Cartographier la diaspora haïtienne

Premièrement, que nous apprend l’expérience de cette famille sur la façon dont les personnes d’ascendance africaine ont compris leur place dans le monde au XIXe siècle?

Ensuite, à cette époque, le droit de voyager était souvent refusé aux personnes d’origine africaine, qu’elles soient esclaves ou libres. La famille Granville révèle les circuits détournés et les réseaux de soutien qui rendirent leurs voyages possible. En revendiquant le droit de traverser les frontières, des voyageurs comme les Granville ont mis au défi les autorités blanches de reconsidérer la place des Afro-descendants dans le monde atlantique.

Edgar La Selve. Femmes haïtiennes en promenade. La République d’Haïti (1871)

Enfin, en quoi leur expérience de la migration en Haïti diffère-t-elle de l’histoire plus familière de l’exil et de l’instabilité que nous associons à Haïti? Cartographier la diaspora haïtienne est un rappel qu’Haïti était une destination populaire au XIXe siècle. Pour les personnes d’ascendance africaine qui ont été victimes de discrimination et de violence dans d’autres parties du monde, Haïti était un pays d’égalité et d’opportunité.

 

Carte dynamique retraçant les voyages de la famille Granville, 1780-1830s

Cette carte se base sur mon article, « Going home: the back-to-Haiti movement in the early nineteenth century.”Atlantic Studies 16, no 2 (2019): 184-202 DOI.

Un peu plus de contexte

Né dans la colonie caribéenne française de Saint-Domingue, Jonathas Granville est allé à l’école à Paris pendant la révolution. Pendant qu’il y était, Saint-Domingue a obtenu son indépendance et est devenu le pays d’Haïti. La mère de Jonathas et ses deux sœurs l’ont rejoint en France. Jonathas a servi comme officier subalterne dans l’armée de Napoléon à travers l’Europe. Comme d’autres Haïtiens exilés en France, la famille a décidé de retourner dans leur pays d’origine. Entourés d’un monde gouverné par la discrimination raciale et l’esclavage, ils ont consacré leur vie à bâtir la nouvelle nation d’Haïti autour des principes de l’éducation et de l’égalité. Jonathas s’est rendu aux États-Unis pour encourager les Afro-Américains à s’installer en Haïti.

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